Voir les couches de ses PDF
dans
outils
J’adore ce produit car il est essentiellement destiné à des visuels…
Je l’utilise depuis la version 1.6 et cela remonte à… 2003 (…relire mon billet de l’époque). Quand nous réalisons des couvertures comme des brochures, il est indispensable de vérifier si nous avons tout bien séparé une fois le fichier .pdf produit. Plus exactement, constater qu’InDesign s’en est bien occupé quand l’on intègre des photos RVB avec le bon profil ICC dans ses maquettes…
Eh oui, c’est ce que je fais au quotidien, des fichiers RVB dans mes maquettes en CMJN et le tout sort en CMJN… Magique, non ?!
S’il existe bien des moyens de le vérifier dans Acrobat (et, a fortiori dans Acrobat Professional 8), le système de Quite me semble franchement plus agréable à utiliser et, ce, en plein écran…!
Comme pour la version 7 d’Acrobat, les développeurs de Quite Revealing ont été très rapides pour adapter leur produit à la version 8 (une semaine…!)…
Mieux encore, depuis 4 ans, mon numéro de série originel est reconnu d’emblée, et ce plug-in fonctionne immédiatement…
Rappel en images de son utilité…

Dans la zone de dialogue de Quite Revealing, on sélectionne sa couche (et on profite pour vérifier qu’il n’y a pas de séquelles RVB)…

Et Revealing affiche cote à cote le .pdf original et la couche sélectionnée… Comme vous pouvez le constater cela n’a pas changé depuis le version précédente…!
Acrobat Professional, comme son nom l’indique, est essentiellement destiné à tous ceux qui ont besoin de créer des fichiers au format .pdf, cette version étant composée de deux applications, Acrobat et Distiller. Pour l’installer sur son Mac, vous devez disposer d’OSX 10.4.3, d’au moins de 512 Ko de RAM et d’un bon 1 Go de libre sur votre disque dur.
Attention, si vous commandez une suite CS 3, Acrobat 8 Professional est désormais intégrée dans toutes les suites CS 3 SAUF dans la Production Premium…
Ce court billet est placé sous l’angle de l’utilisation de Distiller pour produire des .pdf pour l’impression et d’Acrobat pour les contrôler. Voir les billets précédents sur urbanbike sur ce sujet.
L’installation sur Mac s’effectue par un simple déplacement de dossier dans votre dossier applications. Ensuite, au lancement, Acrobat vous demande de rentrer le numéro de série qui se trouve au dos du boîtier contenant le DVD d’installation.
J’ai commencé par lancer Distiller et ce dernier a récupéré immédiatement les infos de mes versions précédentes, c’est-à-dire l’emplacement de mes dossiers de typos comme celui des dossiers In et Out.
Ensuite, j’ai jeté un œil dans les préférences des sets de distillation disponibles dans Acrobat 8 et modifié les profils de sortie qui sont paramétrés pour l’impression aux USA.
Plus simplement, j’ai remplacé le profil U.S. Web Coated (SWOP) v2 par le Coated FOGRA27 (ISO 12647-2:2004), ce qui a entraîné la création d’un nouveau set que j’ai renommé pour l’utiliser comme set par défaut lors de tout lancement.
Lors du premier lancement, Acrobat vous demande s’il peut créer une nouvelle imprimante virtuelle nommée Adobe PDF 8.0, acceptez sans réserve car vous l’utiliserez ensuite dans vos sets d’impression dans InDesign ou Illustrator. En effet, grâce à cette imprimante, vous pourrez générer des fichiers .ps qui seront transformés en PDF par Distiller.
Coté ergonomie, Distiller n’a pas franchement changé…

Le format PDF/A est désormais mis en avant et vous en saurez plus en lisant la nouvelle édition de l’ouvrage de Thierry Buanic sur le PDF qui devrait arriver prochainement. Cette norme produit des fichiers un peu plus lourds que le PDF/X mais s’impose désormais dans le monde de l’impression. L’objectif est d’assurer la conservation à long terme des fichiers archivés sous ce format. Il concerne donc l’archivage électronique des documents comme les bibliothèques numériques. Pour en savoir plus… Ou encore ici, chez Adobe.
Par contre, Acrobat a légèrement changé mais, sans faire le tour du propriétaire, j’ai malheureusement constaté qu’il est toujours impossible d’additionner ou de soustraire des valeurs dans les champs relatifs aux dimensions (ici dans recadrage)…

Pire, sous prétexte d’amélioration, un pop-up remplace les cercles d’option qui étaient beaucoup plus pratiques pour accéder en un seul clic aux diverses options de marges… (ci-dessous, Acrobat 7)

Hormis ce genre de détail qui fâche, l’interface générale est plus claire. Pour le moment, tous les plugs-in ne sont pas encore disponibles mais déjà certains éditeurs ont d’ors et déjà proposé des mises à jour comme Enfocus pour PitStop (relire le billet sur la version 7). Je l’ai installé et c’est impeccable.

À noter que la vérification d’un .pdf à la norme PDF/A est disponible avec un rapport complet à l’écran, bien utile pour les fabricants…

Bref, l’outil est plus abouti (enfin, pour mes premiers tests en production…), un poil plus ergonomique et il me semble toujours important de basculer sur des versions majeures dès lors que l’on traite beaucoup de .pdf par jour.
Ce que je retiens également, c’est une fonction d’optimisation des .pdf plus accessible (dans les options avancées…), une très forte réduction de ces phénomènes de lignes blanches dues aux bounding boxes des objets postscript, phénomènes assez marqués lorsque l’on utilise des motifs…
J’ai également essayé l’export au format texte qui évite quasiment de passer par l’excellent TextLightning. Mais également l’export d’un .pdf réalisé à partir de Word à nouveau au format Word.
Comme d’habitude, il est normal de réfléchir avant de passer à l’acte car une mise à jour n’est jamais indolore. Maintenant, il faut considérer ce que cela nous apporte en terme de productivité comme de confort. Pour Distiller, c’est plus simple , avec comme : la certitude de ne pas produire des fichiers avec force images en RVB, des pantones en couleurs d’accompagnement et autres joyeusetés qui énervent toujours les fabricants comme les imprimeurs…

À suivre…
Penser en terme de durée…
dans
outils
Préalable : Je reconnais que l’annonce des multiples versions (six…) de la Creative Suite 3 — façon lancement Microsoft Vista — ne m’emballe pas. J’aurais préféré choisir via un formulaire en ligne un ensemble de produits qui me conviennent avec une réduction en fonction du nombre de produits que j’acquière et non un des packs de l’offre 2007. Ou, mieux, un système à la carte (genre tous les produits sur DVD et déverrouillage en fonction des produits acquis) me semble plus adapté à nos besoins qui évoluent selon nos missions. La segmentation Web et Design, quels que soient les arguments du Marketing, reste artificielle, il suffit de se pencher sur l’activité quotidienne des graphistes pour le constater… Web un jour, print un autre, souvent des projets qui conjuguent les deux.
Ainsi la suite Web propose FireWorks CS3 mais ce produit n’est pas disponible avec la version CS3 design Premium. Or FireWorks est bien un outil de Design…! Mais de design pour le Web…
Certes, il est possible de s’offrir la super suite (Master collection). Ou un produit à l’unité comme bien avant ces suites CS.
Bref.
Ceci étant dit, j’ai passé commande de ma mise à jour CS3 (design premium) dès dimanche dernier (je me suis déjà expliqué sur urbanbike). Comme en juillet 2005, alors interrogé alors par nos amis de MacGeneration, je continue à percevoir ces acquisitions comme des charges au même titre qu’une machine. Un ensemble d’outils comme la suite CS s’amortit sur une période donnée, 12 ou 18 mois en général… L’upgrade en CS2 revenait à 50 € par mois sur 18 mois. Pour la suite CS3, une projection sur la même durée reviendra à 55 €.
Une erreur, à mes yeux, serait d’attendre trop longtemps avant de se décider. Toute nouvelle version — hormis un temps incompressible d’auto-formation — offre rapidement des plus en terme de productivité. Bien qu’invité à la conférence de presse comme en 2005, je n’ai pu m’y rendre mais les comptes-rendus glanés ci et ici ont fini de me convaincre. Ce ne sont pas des avancées spectaculaires qui m’intéressent mais bien de gagner du temps quotidiennement sur des opérations parfois fastidieuses, retrouver du confort. Promis, j’en parlerais quand j’aurais enfin ces nouveaux outils sur mon écran.

Note : il est bien évident que Adobe exagère furieusement sur le coût de ces mises à jour malgré les frais non négligeables de localisation et la TVA. En ce cas, il serait bon de proposer des versions US pour les utilisateurs qui les souhaitent et à des prix en harmonie avec ceux du marché US.